Blanquette de Veau Fondante : Ma Recette
La blanquette de veau, c’est le plat réconfort par excellence. Celui du dimanche midi chez mamie, quand la maison sentait bon le bouillon et qu’on entendait la cocotte murmurer sur le feu. Une viande fondante, une sauce blanche veloutée, des petits légumes — c’est simple et c’est parfait. Voici ma version, celle que je fais les yeux fermés.
Ingrédients pour 6 personnes
- 1,5 kg de veau à blanquette (épaule + tendron — le mix idéal)
- 3 carottes
- 2 poireaux
- 2 oignons piqués de 2 clous de girofle chacun
- 200 g de champignons de Paris
- 1 bouquet garni (thym, laurier, queues de persil)
- 40 g de beurre
- 40 g de farine
- 2 jaunes d’œufs
- 15 cl de crème fraîche épaisse
- Le jus d’un demi-citron
- Sel, poivre blanc
La méthode traditionnelle (2h30)
Étape 1 : blanchir la viande
Mets les morceaux de veau dans une grande casserole d’eau froide. Porte à ébullition. Dès que ça bout, écume la mousse grisâtre qui remonte. C’est l’étape qui donne une sauce limpide et pas trouble. Certains jettent cette première eau et repartent avec de l’eau propre — moi je me contente d’écumer soigneusement.
Étape 2 : le pochage
Ajoute les carottes en tronçons, les poireaux coupés en deux, les oignons piqués et le bouquet garni. L’eau doit couvrir la viande. Sale modérément — tu ajusteras à la fin.
Baisse le feu au minimum. La surface doit à peine frémir — des petites bulles paresseuses, pas un bouillon tumultueux. C’est la clé d’une viande fondante. Laisse cuire 1h30 à 2h selon la taille des morceaux. La viande est prête quand tu peux y enfoncer la pointe d’un couteau sans résistance.
Étape 3 : la sauce blanche (roux + liaison)
Filtre le bouillon et garde-le au chaud. Tu en auras besoin de 75 cl environ.
Fais fondre le beurre dans une casserole. Ajoute la farine, touille 2 minutes sur feu doux — c’est le roux blanc. Il ne doit pas colorer du tout, juste mousser légèrement.
Verse le bouillon chaud louche par louche, en fouettant sans arrêt pour éviter les grumeaux. Continue jusqu’à obtenir une sauce nappante. Laisse cuire 10 minutes à feu doux.
Étape 4 : la liaison jaunes-crème
C’est l’étape qui transforme une bonne blanquette en une blanquette mémorable. Dans un bol, fouette les jaunes d’œufs avec la crème fraîche. Ajoute une louche de sauce chaude en fouettant (ça tempère les jaunes pour ne pas les cuire). Reverse le tout dans la sauce en mélangeant.
Règle absolue : ne fais plus bouillir après cette étape. Les jaunes coaguleraient et ta sauce ferait des grumeaux. Feu très doux, c’est tout.
Ajoute le jus de citron, goûte, ajuste sel et poivre blanc. Nape la viande et les légumes avec cette sauce onctueuse.
La version express (1 heure)
Même principe mais en cocotte-minute. Saisis légèrement la viande dans du beurre (sans colorer), ajoute les légumes, le bouillon, le bouquet garni. Ferme et cuis 25 minutes après sifflement. Filtre le bouillon et fais la sauce exactement comme au-dessus.
Le résultat est très honnête. Moins fondant que la version longue, mais tout à fait réussi pour un mardi soir.
Les champignons : un détail qui compte
Les champignons de la blanquette, on les cuit à part. Fais-les sauter dans une poêle avec un peu de beurre et un filet de citron (le citron les empêche de noircir). Ajoute-les à la blanquette au moment de servir. Comme ça ils gardent leur texture et leur goût — et pas cette consistance de gomme qu’ils prennent quand on les noie dans la sauce depuis le début.
Les accompagnements
La blanquette appelle un accompagnement qui absorbe la sauce :
- Riz blanc — le classique indétrônable. Du basmati, cuit al dente.
- Pâtes fraîches — des tagliatelles ou des coquillettes, ça marche super.
- Gratin dauphinois — plus costaud, mais tellement bon avec la sauce blanche.
- Pommes vapeur — simple et efficace.
Les astuces de grand-mère
- Le poivre blanc : jamais de poivre noir dans une blanquette. Les petits points noirs dans la sauce blanche, esthétiquement c’est moyen. Le poivre blanc donne le même piquant sans se voir.
- Le citron : c’est lui qui donne cette petite vivacité à la sauce. Sans citron, la blanquette est un peu plate. Pas besoin de beaucoup — juste assez pour que ça réveille.
- Préparer la veille : le pochage et le roux la veille, la liaison jaunes-crème le jour même. La viande aura infusé toute la nuit dans le bouillon et sera encore plus goûteuse.
- Le choix de la viande : mélange épaule et tendron. L’épaule donne la chair, le tendron donne le gélatineux qui fond en bouche. C’est le duo gagnant.
Si tu aimes les mijotés, le veau Marengo est l’autre grand classique — en version tomate cette fois. Et pour un plat de caractère avec une viande fondante, essaie les joues de porc braisées aux oignons caramélisés.






